Stimuler la communication

Deux mains tenant des bulles de dialogue en papier, l'une de couleur verte et l'autre turquoise, sur un fond neutre.
Une mère joue avec un jeune enfant assis à une table, tandis que deux autres enfants mangent des bols de nourriture. L'atmosphère est chaleureuse et conviviale.

Une approche unique du langage

Un travail ancré dans la vie quotidienne

En tant qu’analyste du comportement, j’aborde le langage de manière fonctionnelle, en m’attachant à travailler séparément chacun des objectifs de communication (demande, description, répétition, conversation, etc.) aussi appelés opérants verbaux. Cette approche est très complémentaire de l’approche structurale utilisée en orthophonie et permet généralement d’accélérer la progression de l’enfant.

Je vous propose des exercices et outils centrés sur la vie quotidienne, vous permettant de travailler la communication au cœur de vos routines et ainsi de démultiplier les opportunités de pratique de votre enfant. Du travail des prérequis du langage oral à l’aménagement d’un environnement adapté à la communication, je vous donne les clés pour faire émerger et renforcer la communication.

Aperçu des pictogrammes de communication alternative, incluant des mots et des illustrations pour aider à l'expression verbale.
Quatre enfants s'amusent à tirer sur une corde dans un jeu en extérieur, riant et souriant, dans un environnement naturel.

Des outils de communication alternative

L’enseignement des habiletés sociales

Pour les enfants ayant peu ou pas accès au langage oral, je peux être amenée à intégrer des systèmes de communication alternative comme le PECS (système d’échange d’images) ou la communication gestuelle pour favoriser l’expression et soutenir l’apparition du langage oral. Le choix des outils de communication alternative se fait toujours en collaboration avec les parents, en fonction des besoins de l’enfant, de son environnement, et des objectifs de communication.

J’apprends de manière explicite à l’enfant à initier et maintenir des interactions, à écouter, à répondre aux questions et à comprendre les règles sociales, améliorant ainsi sa communication avec les autres. Les habiletés sociales peuvent être également travaillées dans le cadre de petit groupe d’enfants de niveau homogène, ou directement dans le cadre scolaire par exemple sur les temps de récréation.

Générer l’autonomie

Étapes pour préparer un sandwich avec du pain, du beurre et du fromage, montrant le processus de tartinage et de découpe.
Une collection de renforçateurs, comprenant un microphone magique, une bouteille de bulles, une balle à picots, un sifflet à coulisse, un slinky et un tambourin.

Un enseignement par étapes

Les apports du renforcement positif

En tant qu’analyste du comportement, j’enseigne les compétences d’autonomie et le suivi des routines du quotidien en les décomposant en petites actions progressives, facilitant ainsi l’apprentissage. L’accent est mis sur l’identification de compétences transverses dont le déficit constitue un obstacle à l’autonomie et la mise en place de programmes de remédiation.

Je m’appuie sur un large spectre de renforçateurs pour encourager chaque progrès, ce qui motive l’enfant à adopter des comportements autonomes et permet une amélioration rapide des interactions entre enfant et parents. L’identification des renforçateurs constitue un préalable indispensable et permet souvent d’engager l’enfant dans une démarche collaborative.

Un enfant debout à côté d'un tableau de routine illustré, montrant des pictogrammes représentant différentes activités de la journée, comme des tâches matinales et de soirée.
Une jeune fille avec un carnet et un crayon en train de faire des courses dans un magasin, un chariot plein de produits derrière elle.

Des outils visuels et structurants

La généralisation des apprentissages

En fonction des besoins, j’intègre des supports comme des plannings visuels, des checklists ou des pictogrammes pour aider l’enfant à suivre une routine et à accomplir ses tâches seul. Ces outils peuvent être déclinés en fonction des situations (maison, école, activités extrascolaires, etc.) et des besoins (s’occuper, s’organiser, contribuer, etc.).

Je veille à ce que les compétences acquises soient réalisées dans différents contextes, avec différentes personnes et sur le long terme. L’enfant apprend ainsi à être autonome non seulement en séance, mais aussi à la maison, à l’école ou en extérieur. Cette approche permet d’assurer que l’autonomie devienne une véritable compétence de vie et non juste un comportement observé dans un cadre spécifique.

Renforcer les savoirs fondamentaux

Une thérapeute enseigne le pointage à un enfant en le guidant main sur main.
Un graphique illustrant la fréquence des réponses selon différentes conditions d'intervention sur plusieurs sessions.

Des méthodes d’apprentissage adaptées

Une évaluation objective des progrès

Je déploie des stratégies variées (apprentissage par essai discret, guidances visuelles, chaînage, modelage, etc.) pour m’adapter au profil de l’enfant et maximiser sa compréhension. Chaque compétence est également découpée en petites étapes et enseignée de manière progressive, adaptée au rythme de l’enfant, pour garantir une acquisition solide.

Des objectifs clairs et mesurables sont définis dès le départ (par exemple, “suivre une consigne en 3 étapes donnée par oral”). J’observe et mesure chaque compétence régulièrement pour suivre l’évolution et ajuster l’approche si nécessaire. L’acquisition est évaluée dans différents contextes (maison, école…) pour s’assurer de la généralisation des acquis.

Un enfant montrant un calendrier hebdomadaire à un thérapeute, favorisant l'apprentissage de la planification et de la gestion du temps.
Une collection de cartes de félicitations colorées, présentant différents motifs et messages d'encouragement, comme des étoiles et des personnages animés, pour encourager les enfants dans leurs efforts.

L’enseignement explicite des fonctions exécutives

La mise en place du renforcement positif

Au-delà de la lecture, de l’écriture et des mathématiques, je propose un travail systématique des fonctions exécutives (mémoire de travail, flexibilité cognitive, contrôle inhibiteur…), indispensables non seulement pour les apprentissages scolaires mais également pour l’autonomie et l’adaptation de l’enfant. Des exercices ciblés ou des jeux peuvent être proposés en fonction des besoins de l’enfant pour lui permettre de développer des stratégies efficaces.

Le système de renforcement est choisi en fonction du profil de l’enfant et après vérification de son efficacité et de sa praticité. Dans la mesure du possible, j’invite l’enseignant à contribuer à la définition des objectifs et à accompagner la mise en place du système de renforcement en classe.

Favoriser la régulation émotionnelle

Grille d'analyse fonctionnelle utilisée pour étudier le comportement cible, incluant des sections pour le contexte, les antécédents, le comportement, les conséquences et la fonction.
Un enfant montrant des gestes de communication avec ses mains, illustrant l'utilisation de la communication gestuelle.

Une analyse fine des contingences

Le recours aux stratégies d’adaptation

Je dispose de plusieurs techniques (observation structurée, analyse fonctionnelle, etc.) pour identifier les situations spécifiques déclenchant des réactions émotionnelles, comme la colère ou l’anxiété. En analysant ces déclencheurs ainsi que les conséquences des comportements inadaptés, je peux ainsi aider à la prise de conscience des contingences en place lors des débordements émotionnels, première étape pour les réguler.

Je mets l’accent sur l’enseignement de stratégies d’adaptation (coping) spécifiques et fonctionnelles, utilisables lorsque des émotions fortes surviennent. Ces stratégies peuvent inclure la respiration profonde, le comptage, l’utilisation d’outils sensoriels apaisants ou la pratique d’activités d’auto-apaisement. Grâce au renforcement et à la pratique, les enfants apprennent à utiliser ces techniques plus efficacement au fil du temps.

Une mère et sa fille discutent dans une cuisine lumineuse, avec un ordinateur portable sur la table. La mère semble écouter attentivement sa fille.
Une fille touchant un smiley en papier avec différentes expressions faciales, représentant des émotions variées, dans un environnement intérieur.

Les comportements de remplacement

Une approche préventive

Identifier, enseigner et renforcer des comportements de remplacement (communication fonctionnelle, activités en cas d’attente, etc.) permet de réduire l’apparition de réactions émotionnelles impulsives. J’encourage la répétition de ces comportements de remplacement en mettant en place des systèmes de renforcement positif et m’assure de leur généralisation dans différents contextes.

J’aide les enfants à développer leur capacité à surveiller leurs propres réactions émotionnelles et à progresser vers la régulation. Grâce à des techniques structurées comme des listes d’autosurveillance ou des supports visuels (tableaux d’humeur, baromètre, etc.), les enfants apprennent à suivre leurs états émotionnels, à reconnaître les signes de dysrégulation émotionnelle et à prendre des mesures proactives pour ajuster leur comportement de manière indépendante.